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Violences faites aux femmes, une réponse politique est urgente

Violences faites aux femmes, une réponse politique est urgente

Née de la lutte, la journée internationale des droits des femmes a le mérite de mettre en lumière toutes les violences et discriminations dont elles sont victimes, et les luttes féministes pour  de nouveaux droits. Des grèves aux hashtags, les mobilisations fortes et unitaires soulignent que les réponses politiques sont loin d’être à la hauteur des besoins, d’autant plus forts dans la crise actuelle. 

Les personnes victimes de violence intra-familiale, dont 80% environ sont des femmes, se heurtent aux carences de protection de la puissance publique. Les difficultés concernant l’hébergement en sont un exemple criant.
Ainsi, les associations de prise en charge des femmes victimes de violences, débordées et sans budget suffisant, n’ont pas toujours de proposition d’hébergement à formuler. Quant aux bailleurs sociaux, ils expliquent que “madame étant mariée, elle ne peut pas formuler de demande de logement social”!

ll s’agit d’un véritable parcours de combattante: quitter son domicile familial avec ou sans ses enfants, chercher du secours auprès d’associations de soutien, d’assistantes sociales d’entreprise ou de secteur, de bailleurs sociaux, de commissariats, de la CAF, de son médecin, du Centre de Documentation et d’Information des Femmes et des Familles (CDIFF), etc, tout cela pour quel résultat ? 

Après ces rendez-vous, ces explications répétitives et attentes angoissées, ces femmes n’ont d’autre choix que de continuer à subir les violences dont elles sont victimes. Ce quotidien, vécu par tant de femmes en détresse qui nous en parlent, nous révolte !

Pour une femme victime de violences, les seuls recours d’urgence sont souvent la famille, les ami.e.s, parfois des frais d’hôtel auxquels s’ajoutent des factures de restauration extérieure, voire la rue. Toutes ces charges émotionnelles, en plus des coups et des insultes, ne reçoivent pas les réponses nécessaires de la part de l’Etat et des collectivités. Les discours des élu.e.s, ce 8 mars dernier, cherchent à masquer la faiblesse de l’action politique.

Aujourd’hui, tous les services et les associations font un excellent travail. Cependant, l’absence de coordination et surtout l’obligation faite à la victime devenue “plaignante” de multiplier les démarches constituent également une forme de violence qui peut décourager les victimes. Bien accueillir, bien instruire les dossiers, bien accompagner les personnes victimes permettrait de cerner les individus violents et entamer, le cas échéant, les procédures juridiques adéquates.

Par conséquent, nous exigeons de l’Etat, de la région et des départements qu’un budget à la hauteur des besoins en hébergement d’urgence soit adopté. Nous exigeons, face à cette situation scandaleuse, qu’un point d’entrée unique soit créé au niveau départemental ou par intercommunalité, avec les moyens administratifs et d’accompagnement nécessaires.

Si nous sommes élu.e.s, nous ferons de ces exigences l’une de nos priorités et les mettrons en œuvre avec la confiance des électeurs et électrices ! 

Les chef.fe.s de file départementaux Bretagne Insoumise aux élections Régionales
MALBRANQUE Catherine, OSSWALD Christophe, MOCQUARD Hélène, RENAULT Gilles, MENESES Céline, HERPE André, STRBIK Bérengère, MONSILLON Gilles

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