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Psychiatrie, action sociale, urgences : la folie des coupes budgétaires

Nous apprenons ce jour que le Centre Hospitalier Guillaume Régnier (CHGR) ferme 20 lits en psychiatrie. La politique de casse de notre système de santé par les gouvernements successifs a des conséquences locales terribles sur la population mais aussi sur les travailleur.se.s du secteur ; et ce, depuis des années.

En effet, nous avons rencontré des travailleurs sociaux qui nous racontent leur situation de souffrance professionnelle devant l’incapacité à répondre aux problèmes des familles. Une de leurs premières difficultés étant l’impossibilité d’obtenir un suivi psychiatrique ou des hospitalisations en psychiatrie et en pédo-psychiatrie, compte-tenu des délais d’attente pour admission de plus en plus longs.

A l’hôpital psychiatrique G.Régnier, régulièrement, on assiste à l’hospitalisation de personnes dans des lits affectés à des patients sortis momentanément, ou à des admissions sur des fauteuils dans l’attente de la libération d’un lit. Pire, il a déjà été constaté il y a quelques années des patient.e.s qui couchaient à même le sol sur des matelas.

Comment cette souffrance de la population et des personnels peut-elle s’arranger par des fermetures de lits en psychiatrie en pleine crise sanitaire ?

Il y a un mois, un syndicat avait porté plainte contre le Département pour absence de politique de prévention des risques psycho-sociaux chez ses travailleurs sociaux. La souffrance professionnelle des personnels avait été reconnue par le tribunal.

Ces fermetures serait compensées par le travail en amont des services d’urgences de Vitré et Fougères d’après ce que nous avons pu lire dans la presse. Mais quand arrêtera-t-on le ridicule ? Les urgences de Vitré ont été fermées la nuit depuis novembre. Dans de nombreux endroits, les urgences sont saturées, les personnels sous pression permanente et les conditions d’accueil sont de plus en plus dégradées.

Voilà pourquoi la France Insoumise d’Ille-et-Vilaine tire la sonnette d’alarme quant à la situation du service public de la psychiatrie sur son territoire et s’engagera auprès de celles et ceux qui s’insurgent contre ces fermetures de lits.

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