Top

Pour une Bretagne Solidaire

Inscrire la solidarité au cœur des politiques

Partagez pour contribuer à notre campagne pour la Bretagne !

Pour un bouclier social et sanitaire protecteur des citoyens et des salariés

L’acharnement des gouvernements successifs contre nos systèmes de solidarité et les protections des travailleurs paupérise et précarise la population.
Baisse des aides personnalisées au logement (APL) et des allocations chômage, retards de paiement, développement de la sous-traitance sur des missions d’intérêt général à des entreprises peu respectueuses du Code du travail, déremboursement de soins médicaux et éloignement des services de santé… Les gouvernements PS-LR-LREM malmènent les plus précaires. Nous proposerons que la Région, face à ces attaques, mette en place un bouclier social et sanitaire.
De la même manière, le développement économique ne peut plus se faire en mettant sous le tapis la question des conditions de travail. Nous devons agir pour améliorer le sort des travailleurs et travailleuses, défendre leur droit à la représentation syndicale et à l’information, loin de l’omerta sur l’économie bretonne entretenue jusqu’alors avec la complicité des élus régionaux.

Déployer une politique de gratuité des biens et services essentiels aux citoyens

En Bretagne, 11% de la population, soit plus de 350 000 personnes, vit actuellement sous le seuil de pauvreté avec moins de 1 063 euros par mois. Des dizaines de milliers de personnes tentent de survivre avec à peine quelques centaines d’euros par mois. Le recul des services publics et la précarisation des conditions de vie ont fait exploser la pauvreté. La pandémie n’a fait qu’amplifier cette dynamique en faisant basculer nombre de nos concitoyens dans une situation de précarité inacceptable.

Plus que jamais, notre société a besoin de solidarité. La gratuité des biens et services essentiels fait partie des solutions que nous souhaitons promouvoir pour construire une société plus juste et égalitaire. Elle incarne une alternative à la logique marchande de notre société de consommation que nos gouvernants cherchent à généraliser à tous les pans de la société. Elle fait du concept « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins » une utopie réelle.

A nos détracteurs qui considèrent que rien n’est gratuit car tout a un coût, nous répondons que la gratuité ne débarrasse pas du coût, mais qu’elle libère le service du prix. C’est le cas pour l’école, l’éclairage public, la voirie ou encore la santé, considérés comme indispensables à l’harmonie sociale. Nous souhaitons simplement élargir son champ d’application selon les compétences du Conseil régional pour faire en sorte que chaque citoyen breton puisse vivre selon ses besoins.

Outre son caractère universel et solidaire, la gratuité vers laquelle nous souhaitons tendre se présente comme un puissant levier pour mettre en œuvre notre projet de bifurcation écologique. En effet, si nous accompagnons la gratuité dans les cantines des lycées, ce n’est pas pour mettre en place une gratuité de la « malbouffe » mais pour développer une cuisine de qualité, préparée sur place et relocalisée. En matière de transport, ce cheminement vers la gratuité des transports en commun, rendue nécessaire par des déplacements accrus du fait de la métropolisation et de la fermeture de services publics de proximité, coïncide avec notre détermination à promouvoir une mobilité moins carbonée. La gratuité est enfin facteur d’émancipation individuelle lorsqu’elle favorise la vitalité culturelle et encourage l’instruction par exemple.

Convaincus par ses vertus, nous proposerons donc de développer des politiques de gratuité des biens et services essentiels autour des priorités suivantes :

Gratuité alimentaire pour les repas servis dans les cantines des lycées

Gratuité alimentaire pour les repas servis dans les cantines des lycées de la Région, permettant de proposer à chaque jeune des repas équilibrés, principalement issus de produits biologiques et locaux, incluant des menus alternatifs végétariens.

Gratuité pédagogique pour les manuels scolaires

Gratuité pédagogique pour les manuels scolaires, fournis par les établissements après acquisition auprès de librairies indépendantes, et le matériel pédagogique pour les filières techniques et technologiques.

Gratuité à la formation

Gratuité à la formation pour les personnes sans emploi et dans le cadre des formations sanitaires et sociales.

Gratuité en matière sanitaire

Gratuité en matière sanitaire, par la mise à disposition en libre service de distributeurs dans tous les lycées de protections hygiéniques respectueux du corps des femmes et de l’environnement, par la fourniture de masques à tout·e usager·e et personnel des services publics régionaux, par l’organisation de campagnes de tests et de vaccinations gratuites notamment en direction des publics précaires.

Instauration de tarifications sociales ou par catégories de publics

Enfin, instauration de tarifications sociales ou par catégories de publics (jeunes, bénéficiaires de minima sociaux, sans emploi, salarié·es, …) pour les transports régionaux (TER et transports scolaires notamment) afin d’aller progressivement vers la gratuité totale en commençant par les moins de 25 ans, tout en renforçant la qualité du service et des réseaux.

Lutter contre la précarité, les inégalités et les discriminations au travail et mettre en place une administration régionale exemplaire

Le désintérêt des responsables politiques actuels pour la question des conditions de travail et leur obnubilation à soutenir les grands projets industriels se traduit en Bretagne par un réel désespoir des ouvrières et ouvriers à la cause politique : les élus actuels décrivent un monde du travail fantasmé, déconnecté de la réalité professionnelle. Bretagne Insoumise veut remettre en débat la question des conditions de travail pour ramener les travailleuses et les travailleurs au cœur des préoccupations politiques.
Si beaucoup de discriminations s’expriment sur le lieu de travail, celle de l’inégalité femmes-hommes est présente partout dans notre société patriarcale. Notre désir d’égalité et de lutte contre toutes les formes de discriminations, qui ne se restreint pas uniquement aux discriminations de genre, est au cœur de notre projet et s’appuiera sur trois principes : garantir l’autonomie des femmes, affirmer le droit des femmes à disposer de leur corps et lutter avec fermeté contre le sexisme.
Parce que l’exemplarité donne un modèle à suivre, nous mettrons aussi en place une politique sociale de défense du service public au sein de l’institution régionale, employeuse de plus de 4 000 salariés, en préservant le statut et la carrière des agents fonctionnaires mises à mal par une succession de réformes libérales.

Pour des conditions de travail améliorées dans les entreprises

Si en Bretagne le chômage est légèrement inférieur à celui des autres régions françaises, les rémunérations des ouvrières et des ouvriers sont les plus faibles du pays, et la pénibilité au travail sans doute supérieure. En effet, les troubles musculo-squelettiques y sont deux fois plus importants que la moyenne nationale et représentent 92% des maladies professionnelles. Les 70 000 travailleurs de l’agro-alimentaire sont particulièrement touchés. En tant que première région agricole, la Bretagne souffre aussi de l’ubérisation de ses agriculteur·ice·s, exploités par les grands groupes agroalimentaires, et premiers exposés aux pesticides. Certains secteurs, marqués par la pénibilité et la saisonnalité des productions, abusent du recours aux travailleur·se·s détaché·e·s sans droits, et du travail intermittent.

Aveuglés par leur idéologie vouée à soutenir une politique de l’offre, la majorité sortante comme la droite restent insensibles à cette question. Au nom de la croissance, leur logique consiste à attirer sur le territoire des projets industriels toujours plus grands, plus productifs et plus compétitifs sur des marchés à faible valeur ajoutée. La Région a ainsi déboursé plusieurs millions d’euros dans les projets agroalimentaires de Lactalis, Cooperl, Eureden (ex Triskalia), Synutra, Yer Breizh. Par ces soutiens, ils participent à la concentration des acteurs économiques et à la mise en difficulté des entreprises à taille humaine. Cette stratégie aboutit à un bilan destructeur pour l’emploi pour notre région, d’autant que la plupart de ces coopératives mondialisées sont dans une situation de fragilité économique, sans vision d’avenir.
Les nouveaux sites automatisés concentrent des emplois sur un territoire mais détruisent le tissu des petites et moyennes entreprises. Ils participent à la dégradation de notre environnement par la pression qu’ils exercent sur la ressource en eau, les sols, le foncier. Et surtout, ils n’ont que peu de considérations pour les conditions de travail des travailleurs.

Bien souvent, l’automatisation croissante a permis de limiter l’effort du geste sur les chaînes de production mais les cadences ont considérablement augmenté. En ce sens, ces nouveaux outils de production ne permettent pas de réduire l’impact du travail sur le corps des travailleuses et des travailleurs. Les pressions psychologiques et physiques liées au rendement amènent également des turn-over importants pour certains sites industriels pourtant largement subventionnés par la région.

Face à tous ces constats, afin d’améliorer le quotidien au travail de dizaines de milliers de breton.ne.s, nous formulons les propositions suivantes :

Conditionner les subventions de la Région

Conditionner les subventions de la Région à l’amélioration des conditions de travail dans les entreprises, notamment celles de l’agroalimentaire.

Conditionner l'accès des marchés publics

Conditionner l’accès des marchés publics de la Région à des clauses de respect du droit du travail, du droit syndical et du droit à l’information.

Subventionner en priorité les projets des TPE et PME créateurs de valeur ajoutée

Subventionner en priorité les projets des TPE et PME créateurs de valeur ajoutée pour le territoire et permettant aux travailleurs de retrouver une place dans la prise de décision.

Apporter une expertise technique aux projets des PME et des TPE

Apporter une expertise technique aux projets des PME et des TPE dans la conception de leurs outils de production pour améliorer les conditions de travail, et ainsi compenser la disparition de l’ingénierie publique disparue dans les années 2000.

Renforcer les moyens des services de santé au travail

Renforcer les moyens des services de santé au travail (SST), notamment la médecine du travail, et améliorer la prise en compte des impacts de l’environnement sur la santé au travail, en particulier la question des pesticides.

L’économie sociale et solidaire (ESS) un axe structurant de notre politique de développement économique.

Dans notre démarche de bifurcation de l’activité économique au service de l’humain, de la transition écologique et pour une plus juste répartition des richesses, nous ferons de l’économie sociale et solidaire (ESS) un axe structurant de notre politique de développement économique. Pour être en mesure de soutenir cette économie porteuse de sens auprès des acteurs associatifs, des mutuelles et des coopératives, nous nous engageons à concentrer notre intervention autour des priorités suivantes :

Favoriser le développement de sociétés coopératives, SCOP et SCIC

Favoriser la création, la transmission ou la reprise d’entreprises en difficulté par le développement de sociétés coopératives, SCOP et SCIC, répondant aux enjeux écologiques, sanitaires, culturels et sociaux.

Développer la place de l’ESS dans les marchés publics

Développer la place de l’ESS dans les marchés publics régionaux, notamment pour tout ce qui a trait aux circuits courts, à l’alimentation, à la santé, au numérique.

Améliorer les conditions de contractualisation

Améliorer les conditions de contractualisation avec les associations par un engagement financier pluriannuel.

Soutenir l’engagement bénévole

Soutenir l’engagement bénévole à travers la création d’un fonds régional de formation des bénévoles.

Relocaliser dans les territoires en faisant appel aux secteurs de l'ESS

Relocaliser dans les territoires les chaînes de fabrication de masques et matériels de protection de première nécessité en faisant appel aux secteurs de l’ESS et en particulier aux coopératives.

Maintenir les fonds d’urgence dédiés

Maintenir jusqu’à la fin de l’année 2021 les fonds d’urgence dédiés aux associations dans les secteurs du sport, de la culture, du tourisme social et familial et de l’animation.

Ouvrir les aides agricoles aux agriculteurs organisés en coopératives

Ouvrir les aides agricoles sous conditionnalités (installation, agriculture bio, investissements, sociales et salariales, environnementales) aux agriculteurs organisés en coopératives, et accompagner les agriculteurs et agricultrices en reconversion vers les secteurs de l’ESS afin de leur proposer des alternatives notamment dans le secteur de l’aide et soins à domicile.

L’égalité femmes-hommes, une cause au cœur de la lutte contre les inégalités

Combattre le patriarcat ne peut se résumer à combattre les préjugés sexistes, qui légitiment l’oppression exercée sur les femmes. Pour déconstruire les stéréotypes de genre, nous proposons un plan complet pour la faire reculer dans notre société visant à :

Lutter contre les violences faites aux femmes

Lutter contre les violences faites aux femmes en finançant le déploiement de centres d’hébergement d’urgence et les associations afférentes.

Soutenir les centres de planification familiale et d’IVG

Soutenir les centres de planification familiale et d’IVG, en collaboration avec l’Agence régionale de santé (ARS).

Nommer une Vice-présidente en charge de l'égalité femmes-hommes

Nommer une Vice-présidente au conseil régional en charge de l’égalité femmes-hommes.

Lutter contre les inégalités femmes-hommes lors de l’élaboration du budget

Prendre en compte l’objectif de la lutte contre les inégalités femmes-hommes lors de l’élaboration du budget, afin que l’ensemble des politiques régionales agisse en faveur d’une égalité réelle.

Rendre visible les biens artistiques transmis par les femmes

Veiller à ce que les œuvres des femmes soient autant représentées que celles des hommes en rendant autant visible les biens artistiques transmis par les femmes (matrimoine) que ceux transmis par les hommes (patrimoine).

Améliorer la représentativité des femmes

Inciter les structures à améliorer la représentativité des femmes notamment à des postes de direction.

Généraliser des formations au sujet des violences sexistes et sexuelles

Généraliser des formations à destination des professionnels de l’éducation, des lycéen-nes au sujet des violences sexistes et sexuelles

Proposer des ateliers et des accompagnements autour du féminisme

Développer des partenariats associatifs culturels et artistiques pour proposer des ateliers et des accompagnements autour du féminisme à l’école, dans les maisons de quartiers, les bibliothèques, les associations culturelles et les entreprises.