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Pour une Bretagne créatrice d'emplois

Un plan de formations et de reconquête industrielle pour la Bretagne

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Pour un plan de reconquête industrielle et maritime de la Bretagne

À rebours de ce qu’affirment les tenants libéraux de la politique de l’offre et de la notion de « chômage volontaire », le chômage est d’abord une pénurie d’emplois, aux graves conséquences sociales. Notre volonté en matière économique consiste à doter les salarié·e·s d’un emploi stable et de conditions de travail décentes.
Afin de redonner un horizon aux 300 000 bretons privés d’emplois et de répondre aux défis d’avenir qui attendent la Bretagne, nous souhaitons engager un plan massif de réinvestissement industriel socialement et écologiquement vertueux. Notre projet vise en particulier à enclencher la nécessaire transition écologique de la production et de la consommation via un plan de réinvestissement public massif doté d’un milliard d’euros, appuyé sur l’économie de la mer et l’écoconstruction. Pour assurer son développement, il faut protéger notre économie régionale de la concurrence déloyale, basée sur l’exploitation de la nature et des hommes, en privilégiant les produits et les entreprises bretonnes et françaises.
Cette stratégie suppose un réengagement public en faveur de la formation professionnelle, initiale pour préparer l’avenir de notre la jeunesse vers les sujets écologiques, et continue, pour organiser dès maintenant la nécessaire bifurcation de notre appareil productif industriel.

Faire de la mer, de l’économie circulaire et de l’écoconstruction des moteurs pour la structuration de nouvelles filières industrielles et écologiques

Depuis les années 1970, la désindustrialisation progresse à un rythme effrayant en France et la Bretagne n’échappe pas à la règle. L’ensemble de la stratégie industrielle fondée sur le mythe compétitivité-prix appuyée sur une politique de bas salaires s’est révélée être un échec cuisant qui a conduit à délocaliser notre production, détruire l’emploi des breton.nes notamment dans des zones rurales et priver la Bretagne de toute souveraineté industrielle.
Le désastre est tout autant écologique. Pour cette industrie prédatrice, la nature est vue comme un réservoir de ressources infinies dont l’extraction doit être optimisée, en vue d’augmenter la rentabilité financière des entreprises et la rémunération du capital. Cette philosophie se poursuit désormais au nom de la « croissance verte ». C’est inacceptable !

Pourtant, produire en Bretagne suppose une vision industrielle fondée sur les qualifications des salariés, les filières, la relocalisation de l’activité et la priorité donnée à la transition écologique. Restaurer la souveraineté industrielle de la Bretagne, relancer l’activité par l’investissement public et planifier la bifurcation écologique de notre outil industriel de production, voilà les grands objectifs que nous nous fixons pour redynamiser l’économie de la Bretagne et répondre aux défis écologiques du 21ème siècle.

Pour encourager cet élan, nous proposons :

Un Grand Plan d'Investissement Public doté d'1 milliard d'euros

Nous proposons de déployer un Grand Plan d’Investissement Public doté d’1 milliard d’euros et axé sur l’économie de la transition, faisant de l’économie de la mer et de l’autonomie énergétique régionale le cœur d’une stratégie fortement créatrice d’emplois.

Une Vice-présidence régionale à la planification écologique et industrielle.

Nous avons une méthode pour l’organiser ce nouvel élan : la planification. Il est urgent de revenir à un raisonnement en termes de filières et d’écosystèmes productifs. Il faut rétablir une vision de long terme que seule la planification permet, d’où la proposition de création d’une Vice-présidence régionale à la planification écologique et industrielle.

Des pôles industriels territoriaux

Il faut aussi en finir avec la mise en concurrence des territoires à laquelle les pôles de compétitivité participent aujourd’hui. Au contraire, nous souhaitons développer des pôles industriels territoriaux s’inscrivant dans le cadre d’une stratégie régionale concertée avec l’État.

Plan de végétalisation de la Bretagne

Pour restaurer la biodiversité, il faut engager un Plan de végétalisation de la Bretagne, tant par le développement du bocage, de la trame forestière que par le retour de la nature en ville et dans les centres-bourgs. Nous souhaitons créer de nouveaux parcs régionaux et réserves naturelles terrestres et marines et soutenons les trames brunes (absence de pollution lumineuse la nuit) dans les territoires. Afin d’associer les citoyens à la préservation de la nature, nous souhaitons constituer des réseaux citoyens de sentinelles de la biodiversité et développer les sciences participatives.

Mise en œuvre du « Zéro artificialisation nette »

Parce que le foncier et le sol sont des richesses indispensables à la bifurcation écologique de notre modèle de développement, la mise en œuvre du « Zéro artificialisation nette » est une nécessité qui passe par la contrainte sur la construction de nouvelles zones commerciales périphériques, la rénovation du bâti ancien, la renaturation des terrains abandonnés et la déconstruction des friches industrielles, agricoles ou artisanales, la lutte contre la vacance des logements, et la mise en d’un moratoire contre tous les grands projets d’urbanisation inutiles, dont le e-commerce à l’image des plate-formes logistiques d’Amazon.

Plan régional des déchets

Comme pour le SRADDET, atteindre le « Zéro Déchet » ne pourra s’envisager que par la mise en place d’un Plan régional des déchets prescriptif et juridiquement contraignant, ce que les élus régionaux actuels ont toujours refusé. Notre stratégie passe par des partenariats avec les collectivités et syndicats de déchets sous réserve qu’ils s’engagent sur une ambition de « Territoire Zéro Déchet». Nous devons respecter la hiérarchie de traitement des déchets, consistant à privilégier la prévention, le réemploi ou la réparation avant les solutions de recyclage.

Nous soutenons la constitution d’une filière régionale de traitement des biodéchets triés à la source, encourageons les pratiques de compostage et souhaitons organiser une filière de consigne pour le réemploi. Dans le secteur agricole, il nous faut organiser la mise en place d’une filière de déconstruction et de recyclage des bâtiments amiantés.
Pour accélérer cette bifurcation, nous devons nous appuyer sur des politiques de tarification incitative, pénalisant la surconsommation et le gaspillage, et de limitation de la publicité et d’accompagnement des alternatives au plastique.
Afin d’entraîner l’ensemble des acteurs de la filière et des citoyens, une politique d’exemplarité dans les lycées en matière de réduction des déchets et lutte contre le gaspillage est nécessaire.

L’économie de la mer

L’économie de la mer que nous portons est le support de ce nouveau paradigme. Levier d’entraînement de toute l’activité, elle rompt avec les logiques productivistes, le pillage des ressources et le saccage de l’environnement. Face au modèle dominant de la croissance aveugle, nous proposons une stratégie maritime raisonnée qui trace un nouveau sillon et engage la Bretagne vers l’avenir.

La Bretagne souffre d’un déficit en matière de production d’énergie, autonome à seulement 12% de sa consommation énergétique. Dans la perspective d’atteindre l’autonomie énergétique de la Bretagne en 2040, assurée à 100% par les énergies renouvelables, la Bretagne doit concentrer l’effort sur ses potentialités naturelles, la mer et le vent. Si elles couvrent aujourd’hui moins de 5% de l’énergie consommée en Bretagne, ces ressources devront fournir 25% de l’énergie utilisée par les bretons d’ici à 2030 puis 50% en 2040.

 

Offrant la plus vaste zone côtière et littorale du pays, la Bretagne se distingue également comme première région de pêche, commercialisant plus de la moitié des volumes de poissons en France et fournissant, avec l’aquaculture et la conchyliculture, le tiers des emplois. Aussi, la filière est confrontée à d’importants défis qui menacent directement sa pérennité : raréfaction de la ressource halieutique, impact du réchauffement climatique sur les écosystèmes marins et la biodiversité marine, pollution des océans.
La mer peut redevenir le support de développement d’une économie maritime prospère et durable, pour peu que l’écosystème marin soit considéré comme une richesse à gérer de manière équilibrée et non comme un gisement à exploiter sans fin. Pour cela, la pêche et les filières associées doivent, au même titre que le secteur agricole, engager un plan de bifurcation écologique basé sur le développement de techniques de pêche moins énergivores et respectueuses tant des écosystèmes marins que des ressources halieutiques. 

 

Pour amorcer le virage énergétique et faire de la Bretagne la première région de pêche durable,nous proposons de mettre en œuvre les mesures suivantes :

Construire d'une véritable filière industrielle des énergies marines renouvelables

Pour amorcer ce virage énergétique, nous proposons de construire une véritable filière industrielle des énergies marines renouvelables et de soutenir massivement les investissements portuaires nécessaires à leur développement. Il faut soutenir toutes les technologies matures (éolien en mer fixé et flottant, hydrolien) et investir dans la recherche et développement pour les technologies de demain (houlomoteur, énergie thermique des mers).

Lancer une Conférence des énergies marines renouvelables (EMR)

Dans le cadre de la délégation à la planification écologique et industrielle, une Conférence des énergies marines renouvelables (EMR) doit réunir les industriels du secteur, les professionnels de la mer et les ONG. L’équilibre entre les potentialités énergétiques des sites et la limitation des conflits d’usage est essentiel.

Encourager une pêche plus écologique et artisanale

Encourager une pêche plus écologique et artisanale en fléchant les aides vers les engins de pêche les plus sélectifs et à faibles impacts sur les écosystèmes. Nous souhaitons également accompagner la décarbonation de la flotte de pêche bretonne

Enrichir la formation initiale et continue des pêcheurs

Nous voulons enrichir la formation initiale et continue des pêcheurs sur les aspects environnementaux (recyclage, écoconception, pratiques professionnelles) et la prise en compte du changement climatique.

Créer un label « Produits de la mer de Bretagne »

Nous créerons un label « Produits de la mer de Bretagne » dans le cadre d’un plan de développement des circuits courts dans la restauration collective

Soutenir l’aquaculture écologique

Nous soutiendrons également l’aquaculture écologique et les alternatives à la pêche minotière.

Améliorer les conditions de travail des marins

Nous voulons renforcer la sécurité des marins et soutenir l’amélioration de leurs conditions de travail.

Développer le réseau des aires marines protégées

Nous souhaitons développer le réseau des aires marines protégées, comme espaces refuges pour la reconstitution de la biodiversité marine et de la ressource halieutique.

Développer l’usage des algues

Au-delà l’enjeu énergétique et alimentaire, notre soutien à l’économie maritime doit passer par :
– le développement de l’usage des algues dans toutes leurs possibilités (santé, alimentation, cosmétique, …), en concentrant l’effort de recherche et d’innovation sur la substitution du pétrole (algocarburants) et du plastique,

Utiliser des matériaux écologiques pour la construction des bateaux

Nous ferons du soutien à l’innovation pour utiliser des matériaux écologiques pour la construction des bateaux, en privilégiant le bois au plastique, et créer une véritable filière industrielle du démantèlement des bateaux en fin de vie.

Soutenir la propulsion vélique

Nous engagerons aussi le soutien à la propulsion vélique pour les bateaux de commerce et au fret maritime en substitution à la logique du tout routier.

Le bâtiment, levier de structuration des filières d’économie circulaire et d’écoconstruction

Le bâtiment, avec 6% des emplois bretons, est l’un des moteurs essentiels de l’économie bretonne. Il constitue un puissant levier pour structurer de nouvelles filières industrielles pourvoyeuses d’emplois et ancrées dans l’économie de la transition.
Il doit aussi répondre à des enjeux sociaux importants, la mauvaise qualité des logements induisant des situations de précarité énergétique qui concernent des dizaines de milliers de foyers.
Un véritable plan doit être mis en place pour changer d’ampleur, s’appuyant sur les mesures suivantes :

Accélérer le rythme de la rénovation thermique

Nous sommes déterminés à accélérer le rythme de la rénovation thermique pour passer d’environ 20 000 logements rénovés à 50 000 logements par an d’ici à la fin du mandat.

Simplifier l'accès des aides à la rénovation et au logement

Nous simplifierons l’accès des aides à la rénovation et au logement, et prioriser le soutien vers les ménages les plus modestes, confrontés à la précarité énergétique.

Créer un Observatoire régional de la précarité énergétique

Nous mettrons en place un Observatoire régional de la précarité énergétique, renforcer les programmes de détection des passoires énergétiques et mettre fin à leur location.

Former les professionnels à l’écoconstruction

Notre objectif est d’orienter par la formation les professionnels à l’écoconstruction et de protéger les travailleurs du bâtiment.

Privilégier les filières biosourcées

Nous voulons réduire l’impact écologique de la construction en privilégiant les filières biosourcées autour des matériaux bois, terre et paille, notamment dans les opérations de renouvellement urbain et de construction de logements sociaux.

Soutenir les filières de réemploi et et privilégier la rénovation

Nous allons soutenir les filières de réemploi liés à la déconstruction et privilégier la rénovation du bâti existant plutôt que la construction de logements neufs

Engager un vaste plan de rénovation des lycées

enfin, nous voulons engager un vaste plan de rénovation des lycées de la Région dans une logique d’exemplarité tant sur les questions énergétiques, de recours aux biosourcés qu’en matière sanitaire (désamiantage, exposition au radon). Ce dernier doit intégrer la question de l’accessibilité des infrastructures aux personnes en situation de handicap et un volet pour l’amélioration des installations sportives.

Planifier la formation professionnelle vers l’impératif écologique, la souveraineté industrielle et les besoins des salariés

La formation professionnelle est un vecteur d’accomplissement de soi, les jeunes en formation doivent être acteurs de leur métier ainsi que des changements systémiques de modèle pour la Bretagne. Ils ne sont pas de simples exécutants et l’on ne doit pas réduire la formation à la seule acquisition de qualifications. Les lycées professionnels sont des voies d’excellence et de mixité sociale.
Les filières d’enseignement professionnel ont pourtant été particulièrement malmenées ces dernières années : passage du bac pro de 4 à 3 ans, réduction des matières générales dans la réforme Blanquer, promotion démesurée de l’apprentissage sans protection des lycéen.ne.s. Dans notre région, le lycée professionnel de Plouhinec a définitivement fermé. On assiste aussi au transfert de l’offre de formation vers les établissements privés, comme pour les lycées agricoles relevant aujourd’hui à 80% d’établissements privés, perméables à l’influence de la FNSEA.

La formation continue subit elle aussi les conséquences de la doctrine libérale avec une politique d’économie et de privatisation : baisse des dotations, diminution voire arrêt des commandes de formations auprès des groupements d’établissements (GRETA), des associations de formation des adultes (AFPA) et des centres de formation pour apprentis (CFA), substitution du réseau de l’Éducation nationale par des opérateurs privés. Les formations dispensées sont de moins en moins diplômantes et laissent place à des certificats de qualification professionnelle obtenus à l’issue d’une formation brève de seulement trois mois.
La logique « adéquationniste » est privilégiée : les formations sont proposées dans les secteurs « en tension » ou « non-pourvus », ne répondant pas à l’objectif de la formation tout au long de la vie pour l’émancipation.

Pourtant, face aux enjeux de la transition écologique et de la relocalisation industrielle, il est urgent de réinvestir dans la formation professionnelle pour former des ouvriers et des techniciens hautement qualifiés et faire la Bretagne une terre d’excellence pédagogique dans les domaines de la mer, de l’énergie ou des télécommunications.
Les outils industriels présents sur notre territoire, tels que la Fonderie de Caudan, ex-SBFM, sont une chance pour engager la bifurcation de notre industrie vers la transition écologique. Produire en France et renforcer notre souveraineté supposent une nouvelle stratégie industrielle fondée sur les filières mais aussi sur les qualifications des salariés, sur un savoir-faire qu’il faut prendre en compte et valoriser.

Pour y parvenir, nous proposons un Plan de réinvestissement dans nos filières professionnelles initiale et continue, décliné autour des engagements suivants :

Redéfinir une nouvelle stratégie de formation

Redéfinir une nouvelle stratégie de formation qui tienne à la fois compte des impératifs d’emploi mais aussi de la démographie, des discriminations à l’embauche et à l’entrée en formation, et enfin de l’insertion de tous ces nouveaux formés.

Arrêter la fermeture des lycées professionnels et augmenter le nombre d'établissements

Arrêter la fermeture des lycées professionnels et augmenter le nombre d’établissements, pour permettre au plus grand nombre d’accéder à ces formations et limiter les coûts liés à l’éloignement (frais de transport et d’hébergement),

Créer Pôle public de la formation entièrement tourné vers la bifurcation écologique, la souveraineté industrielle et les services à la personne

Mettre en place un Pôle public de la formation entièrement tourné vers la bifurcation écologique, la souveraineté industrielle et les services à la personne ouvrant à de nouvelles formations qualifiantes et diplômantes autour :

 

◼ Des métiers en faveur de l’écoconstruction (bois, terre et paille) et du remplacement du plastique.

◼ Des métiers vers une société Zéro déchet : low tech, économie circulaire, dépollution des sites, les filières de réparation, de recyclage, de réemploi.

◼ Des filières agricoles promouvant les techniques agricoles paysannes, biologiques, de permaculture, intégrant la mise en place d’espaces tests agricoles.

◼ Des métiers de l’énergie : génie des matériaux, efficacité énergétique, métiers des énergies renouvelables, maintenance industrielle.

◼ Des métiers de l’économie maritime : transport bas carbone, déconstruction navale, aquaculture écologique, pêche artisanale, valorisation des algues.

◼ Des métiers du soin et du secteur médico-social répondant aux besoins sociaux croissants, liés à celui du vieillissement de la population.

Créer une véritable filière polytechnique

Créer une véritable filière polytechnique

Orienter les financements vers des organismes publics et conditionner les aides aux organismes privés

Orienter les financements du plan d’investissement des compétences (PIC) régional vers des organismes publics et conditionner les aides aux organismes privés par des engagements fermes en matière de traçabilité des fonds et d’accès à l’emploi des publics formés.

Développer un plan d'investissement pour la rénovation des infrastructures

Développer un plan d’investissement pour la rénovation des infrastructures (bâtiments, salles de classes, installations sportives), l’actualisation des équipements pédagogiques et l’accessibilité aux élèves en situation de handicap.