Top
Navire câblier au Sri Lanka: défendons notre souveraineté industrielle!

Navire câblier au Sri Lanka: défendons notre souveraineté industrielle !

Orange, héritière du savoir-faire émis du service public des Télécoms, poursuit sa stratégie de rentabilité à court terme, véritable tiroir-caisse pour les actionnaires. 70 milliards d ‘euros versés en dividendes depuis sa création, soit 3 fois le coût du plan fibre national, ce qui s’oppose aux intérêts des travailleurs et cadres de notre pays. 

En effet, pour quelques dizaines de milliers d’euros d’écart, Orange Marine confirme une commande de navire câblier au Sri Lanka, en remplacement du navire de maintenance Raymond Croze. La construction navale civile française, leurs travailleur.se.s et ingénieur.e.s, sont encore les premier.e.s à subir les conséquences de ces choix désastreux sur le plan humain et industriel.

Nous, qui portons un projet industriel et écologique ambitieux pour la Bretagne, sommes scandalisés.es par le fait qu’Orange, transnationale qui vient de recevoir 2,2 milliards d’euros de l’État en compensation contentieux d’un fiscal de 2013, rejette les propositions des chantiers Piriou de Concarneau. 

Par ailleurs, nous observons également que les PDG d’Orange et de Piriou rivalisent dans la même stratégie d’entreprise, soit la recherche du moindre coût. En effet, Piriou emploie massivement des travailleurs détachés et ne tolère pas de présence syndicale. Nous rappelons que nous sommes favorables à l’abolition du statut de travailleur détaché et défendons les libertés syndicales.  

 Orange a les moyens de payer la commande de ce nouveau navire en Bretagne. Elle devrait même en avoir l’obligation. Le silence de l’État en dit long sur la crédibilité des discours du pouvoir sur la défense de l’emploi et de l’industrie française. Où sont donc passés les discours d’Emmanuel Macron et de ses prédécesseurs sur le rétablissement d’une souveraineté industrielle?      

Bretagne Insoumise soutient les organisations syndicales d’Orange Marine qui exige depuis des mois que ce navire soit construit en neuf et en France. C’est une évidence stratégique, politique et industrielle: nous devons conserver une capacité autonome de production, conforter la construction navale civile.  

Nous demandons aux élu.e.s de la région de prendre position et d’exiger la révision de ce choix par le ministre de l’économie et des finances.

Voilà le courage et la volonté politique dont la Bretagne et la France ont besoin.

Share This