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La CAF, un service public que l’on continue d’affaiblir

2100 c’est le nombre de postes qui auront été supprimés à la CAF en France entre 2018 et 2022 – soit en moyenne 21 postes par CAF.

« Modernisation – innovation – rationalisation » dit-on dans les bureaux des services de l’Etat : en réalité c’est la destruction des services publics qui se poursuit, pour réaliser des économies, alors même que la réforme de l’allocation logement se met en place et que la crise sanitaire accroît les difficultés pour de nombreuses personnes, et particulièrement les jeunes. On sait par ailleurs que cette réforme vise elle aussi des « économies » et se traduit par une baisse des montants de l’allocation, et par la perte de droits, ce qui crée chez les allocataires incompréhension et impatience. Des logiciels obsolètes, de nouveaux modes de calcul des allocations qu’il faut appliquer, et expliquer, des retards de paiement qu’il faut justifier… La tâche des salariés de la CAF est ainsi considérablement alourdie : à l’accueil pour ceux qui reçoivent le public, mais aussi derrière leur écran et au téléphone, pour les téléconseillers des plateformes téléphoniques. Partout le temps d’attente des allocataires s’allonge, les salariés, accablés par les avalanches de mails, et les changements de consignes relatives à la réforme sont débordés, épuisés. Mais doivent tenir les rythmes : répondre en 3’30 à des personnes qui ont attendu 45 minutes.
A la demande d’embauche des syndicats il est opposé un refus sans appel.

Mathilde Panot présente avec nous, sur le Ribines Tour, a alerté le gouvernement sur la situation des CAF il y a quelques jours. Nous affirmons notre soutien aux salariés de la CAF de notre région dans la situation difficile qu’ils connaissent et ont décrit dans divers communiqués.

Nous réaffirmons pour notre part notre détermination à maintenir – et renforcer un service public efficace et à visage humain par le recrutement des agents nécessaires, la modernisation du système informatique et une simplification des aides.

Nous rappelons notre volonté du rétablissement et du maintien des droits pleins et entiers à l’allocation logement, et nous faisons la proposition d’un RSA attribué aux jeunes de 18 à 25 ans. Les députés de la France insoumise ont déposé en ce sens une proposition de loi visant à étendre le revenu de solidarité active pour les jeunes de 18 à 25 ans. En effet il convient d’assurer à tous « le droit fondamental de tous les citoyens à disposer de ressources suffisantes pour vivre conformément à la dignité humaine », droit énoncé dans le préambule de la Constitution française de 1946 et par le Conseil de l’Europe.

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