Top
Fibre Optique En Bretagne, Un Retard Social !

Fibre optique en Bretagne, un retard social !

Les élu.es de la majorité actuelle de la région Bretagne, toutes couleurs politiques confondues, occultent la réalité sociale du retard important dans le déploiement de la Fibre optique.

Nous voudrions rappeler que ce sont les mêmes partis politiques qui ont privatisé l’opérateur public des télécoms nous privant d’un savoir-faire. Qu’ils courent aujourd’hui après des technicienn.es compétent.es vient de leurs erreurs politiques d’hier.

Ces mêmes élu.es ont soutenu le Plan Très haut Débit de M. Hollande qui a laissé les zones très denses, donc lucratives, aux multinationales privées qui tiennent leurs délais. Pour les deux autres tiers du pays, souvent les zones rurales, la responsabilité échoit aux régions avec un financement complexe.

Sans compétences dans les réseaux, sans plan de formation pour les 28 000 techniciens et ouvriers nécessaires, notre région s’est lancée dans un investissement public de 3 milliards d’€ et a mis en place le syndicat mixte Mégalis représentant tous les EPCI de Bretagne.

Les effets de ce modèle sont délétères au plan social : sous-traitance en cascade, travailleurs détachés, auto-entrepreneurs, travailleurs sans papier souvent victimes de marchands de sommeil émergent ici et là en Bretagne comme ailleurs en France. Les malfaçons se multiplient, ainsi que les accidents du travail. Des sous-traitants aux mains d’escrocs changent de nom régulièrement.

La réalité des retards prend sa source dans cette exploitation honteuse de travailleurs. Tout le monde sait, mais tout le monde se tait. La filière locale défaillante a bon dos. Les défaillants s’appellent Hollande, Le Drian, Chesnais-Girard et leurs soutiens directs et indirects.

Il y a urgence à former les technicien.nes nécessaires, à  respecter les cahiers des charges des marchés publics, à respecter la règlementation du travail et à enquêter sur la chaîne de sous-traitance. Nous demandons à ce que Mégalis, en tant que donneur d’ordre, prenne en charge tous les salariés sur-exploités et maltraités.

Share This