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Éolien En Mer : La Bretagne Trahie Par L’État !

Éolien en mer : la Bretagne trahie par l’État !

Les énergies marines renouvelables (EMR) ont débuté en France avec un financement bancal : le “grand emprunt” de Sarkozy en 2009. La mise en concurrence des territoires sans aucune garantie d’activité future a forcé nombre de régions à investir lentement, à se maintenir dans la course sans pouvoir y croire vraiment. Collectivement, tout le pays s’est retrouvé en retard de près de dix ans sur les éoliennes en mer classiques, fixées au fond marin, qui constituent les parcs du Royaume-Uni, d’Allemagne et du Danemark.


La région Bretagne, mais aussi le Finistère et Brest, ont ainsi dépensé 220M€ pour aménager un polder industriel et le munir d’un quai spécialisé, et qui connaît encore des coûts supplémentaires dus à des malfaçons.

Pour quels résultats ?

Un atelier d’assemblage de Navantia pour les éoliennes du parc de Saint-Brieuc : une surface importante, mais peu d’emplois, un faible volume d’activités et une installation temporaire.

Après 2012, les présidents de la région Bretagne ont pu se vanter de leur proximité avec les Présidents en place ; mais aucun, ni ici, ni à Paris, n’a même essayé de remplacer cette absurde concurrence par une coopération entre les ports industriels.

Pire encore : le bras armé de l’État pour la construction navale, Naval Goup, ex-DCNS, s’est positionné comme champion français des innovations technologiques pour les EMR : hydroliennes, éoliennes flottantes, exploitation du gradient de température de l’océan, etc. Après dix années passées à prendre la lumière sur le sujet.

Vous avez pensé greenwashing ? Nous aussi.

Ainsi, aujourd’hui, Naval Group abandonne la branche, sans même prendre le temps d’une recherche décente de repreneur : trois malheureux mois, pour un domaine technique complexe dans un contexte politique incertain.

L’État est propriétaire à 62% de Naval Group : il ne s’agit pas ici d’une “simple” destruction d’activité par le court-termisme boursier, mais bien d’un sabotage de la transition énergétique par le gouvernement Macron.

Ces prochaines années, les 60 ingénieurs en R&D auraient du accueillir des techniciens et des ouvriers pour construire et installer les prototypes d’éoliennes flottantes au large de Groix, mais la ville de Brest et la région Bretagne risquent d’admirer le béton nu du polder dit “EMR”, et de compter les chômeurs.

La France Insoumise rappelle son intention de garder les technologies et les emplois ici, au plus près des besoins. L’État doit jouer son rôle de planificateur et d’investisseur pour les EMR. Son absence de plan industriel , sur le long terme et surtout sur les technologies indispensables à la transition écologique, nous révolte.

Tout notre soutien va aux cadres et salarié·es concernés.
La France Insoumise de Bretagne participera à toutes les initiatives pour sauver les emplois et le maintien des activités en Bretagne et sollicitera ses députés pour interpeller le gouvernement à l’Assemblée Nationale.

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